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Accord-Cadre de Collaboration entre la Plate-forme CIPCRE-ALDEPA et le MINPROFF

Le document vient d’être paraphé au HILTON Hôtel à Yaoundé

 Présidée par Son Excellence Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille(MINPROFF), la cérémonie de signature de l’Accord-cadre de collaboration entre ce département ministériel et la Plateforme CIPCRE-ALDEPA vient d’avoir lieu au HILTON Hôtel à Yaoundé. C’était le mardi 16 juillet 2013 dans la Salle  BOMA, devenue trop petite pour contenir les deux cent quatre vingt  personnes qui s’y étaient pressées pour assister à l’événement. Retour sur cette cérémonie riche en couleurs.

 Initialement chronométrée pour durer 95 minutes, la cérémonie a couvert exactement  65 minutes. De mémoire d’homme, on n’avait pas encore vécu en ce lieu des cérémonies qui commencent exactement à l’heure et qui finissent avant l’heure, en mobilisant et tenant en alerte autant d’autorités publiques, des représentants des ambassades des pays amis du Cameroun aux responsables des organisations des veuves en passant par des Directeurs et Conseillers Techniques des Ministères, des Chefs traditionnels, des responsables des Communautés de foi,  des responsables politiques de tous bords, des chercheurs, et tout un parterre de journalistes.

 L’arrivée de Madame le Ministre

 

Le programme prévoyait l’accueil et l’installation des autorités et des invités à partir de 9 heures, l’arrivée de Mme Abena Ondoa Née Obama Marie Thérèse, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et le début de la cérémonie à 10 heures. A 9 h 30, les 120 places assises réservées sont déjà tout occupées, et il y avait encore des gens debout. A 9 h 50, le protocole du MINPROFF annonce l’arrivée de Mme le Ministre.

Il est 10 heures quand le refrain de l’hymne national  retentit pour annoncer le début de la cérémonie. Pendant ce temps, quelques agents de l’Hôtel s’affairent encore pour installer des chaises supplémentaires dans la salle, question de faire asseoir des autorités et autres personnalités  arrivées en retard. L’une d’elle laissera échapper la confidence suivante : « J’ai quelque peu trainé au bureau, convaincu que la cérémonie ne commencerait pas à l’heure, comme c’est souvent le cas. Je suis impressionné par le respect scrupuleux de l’heure et du programme, ainsi que par le contenu de la cérémonie. »

 

Le sketch des enfants

 L’entrée en scène des enfants de maman Cécile Manzoua émeut les participant(e)s autant par leur extraordinaire talent dans l’exécution de leur sketch sur les abus sexuels que par la profondeur des interpellations qu’ils envoient à l’assistance, loin de tout verbalisme juridique sur la question. A partir des scènes de la vie quotidienne, ces enfants en viennent à édifier les uns et les autres sur la nature des abus sexuels, leurs manifestations, leurs auteurs et sur ce qu’il convient de faire pour ne pas tomber dans le piège. Le public, séduit, applaudit à tout rompre. Le pari de captiver l’attention de l’assistance et de faire montre d’une parfaite maitrise de la scène est gagné.

 

Présentation de deux études


 

 Vient ensuite la présentation de deux études faite par deux grandes dames, la première par Marthe Wandou d’ALDEPA et la seconde par Amély James Koh Bela du CIPCRE. En moins de 10 mn chacune, les deux oratrices, à partir d’une présentation Powerpoint, synthétise les résultats des études qui ont été menées dans la Région de l’Extrême-Nord (Diamaré, Mayo-Sava, Mayo Kani, Mayo-Tsanaga, Logone & Chari) du Cameroun pour la première étude et dans la partie du Sud Cameroun (Ouest, Nord-Ouest et Centre) pour la seconde. Tour à tour, elles  décrivent avec maestria le phénomène des abus sexuels en mettant un accent particulier sur ses spécificités dans chaque région donnée. Elles ont ainsi pu sortir les discriminations sexistes, les abus et les violences sexuels sur les enfants et notamment les filles de la rumeur en mettant à la disposition du public des données statistiques irréfutables relevées sur le terrain, c’est-à-dire  dans les familles, à l’école et dans les différentes communautés au Nord et au Sud du pays. Les ovations du public ont salué ces deux présentations.

 

Présentation de l’Accord-cadre

 L’honneur est revenu à Calice Abessolo, Directeur de la Promotion Sociale de la Femme au MINPROFF, de présenter l’Accord-cadre soumis à la signature. De façon assez brève, l’orateur a souligné que le document comprend 06 chapitres, à savoir l’Objet de l’Accord-cadre, les Axes de collaboration, les Engagements communs  des parties, les engagements spécifiques des parties, la Coordination, le suivi et l’évaluation et fin les dispositions diverses et finales. Les 06 chapitres quant à eux sont articulés autour de18 articles.

 

Le Directeur a terminé son propos en disant que le texte a été élaboré de manière participative, les responsables du CIPCRE, d’ALDEPA et du MINPROFF ayant, chacun en ce qui le concerne, apporté sa contribution à la finalisation du document.

Allocution du représentant de la Plateforme 

Dans un discours très applaudi, le représentant de la Plateforme CIPCRE-ALDEPA, le Rév. Dr. Jean Blaise Kenmogne atout d’abord remercié Madame le Ministre d’avoir facilité le processus qui a conduit à la présente cérémonie de signature de l’Accord-cadre de collaboration entre la Plateforme ALDEPA-CIPCRE et le MINPROFF. Puis il a mis en exergue l’opportunité de cet accord dans un contexte où, de plus en plus, les droits de l’enfant sont piétinés. Il faut, a-t-il martelé,  conjuguer diverses méthodes et stratégies pour affronter ce fléau car ni la société civile ni l’Etat ne peuvent seuls venir à bout de cette gangrène. C’est la raison pour laquelle il a tenu à apprécier cette collaboration naissante qui, du reste, n’aurait pas vu le jour sans la contribution active du Ministère Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ), du Ministère Belge des Affaires Etrangères ainsi que du partenaire de terrain KiNDERRECHTE AFRIKA e.V(KiRA-Droits des Enfants Afrique). Il n’a pas oublié les appuis du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France, du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, notamment les filles. Il a terminé son propos en adressant ses remerciements à toutes celles et à tous ceux qui on fait le déplacement du Hilton pour participer à la cérémonie et en exprimant sa gratitude aux partenaires traditionnels du CIPCRE et d’ALDEPA, à savoir Pain pour le Monde en Allemagne, Eglise en Action et Gens en Mission aux Pays-Bas et DM Echange et Mission en Suisse pour leur accompagnement financier.

 

Discours de Madame le Ministre

Le discours de Mme le MINPROFF  venu comme en réponse à celui du Directeur général du CIPCRE. D’entrée de jeu, elle a reconnu que «  l’Accord-cadre de collaboration que le MINPROFF signe avec la Plate-forme CIPCRE-ALDEPA  s’inscrit en droite ligne de l’option gouvernementale prescrite par le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA, d’entretenir un dialogue structuré et de collaborer davantage avec la société civile pour une prise en charge mutualisée des problème de développement de notre pays en général, et de ceux concernant les enfants, les femmes et les veuves en particulier.»

 

Chapelet des violences

 Le ton ainsi donné, elle égrené le chapelet de violences que ces catégories sociales, et en premier lieu les femmes et les jeunes, rencontrent, à savoir : l’accès limité à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’information stratégique, la faible influence dans le processus de prise de décision, les rites de veuvage avilissants, les viols, les mariages forcés et/ou précoces, la traite à des fins d’exploitation sexuelle, les mutilations génitales, etc.

 Pour elle, ces problèmes sont dus à une application insuffisante de la législation en matière de protection de la femme et de l’enfant, ainsi qu’aux mutations rapides qui affectent notre société.

 Que faire face à cette situation ? S’est-elle demandée. En réponse, elle  a prescrit la collaboration avec la société civile et la présente cérémonie marque la volonté de l’Etat d’approfondir ses relations avec cet acteur  important.

 Se détourner du verbalisme juridique

 Avec la signature de l’Accord-cadre entre la Plate-forme ALDEPA-CIPCRE et le MINPROFF, la voie est ouverte pour entreprendre ensemble des actions concrètes susceptibles de laisser des traces et pouvant induire des changements positifs. Cette conviction a amené Madame le Ministre à souhaiter vivement  qu’un Cadre opérationnel de mise en œuvre de l’Accord-cadre soit élaboré, afin que les bonnes intentions exprimées dans le document ne relèvent pas du verbalisme juridique. En d’autres termes, l’Accord-cadre ne doit pas être une simple formalité, mais une stratégie qui permet au gouvernement et à la Plateforme CIPCRE-ALDEPA, de tordre le coup aux maux insidieux qui hypothèquent l’avenir des enfants et donc de la nation.

 

Signature de l’Accord-cadre

 

 La signature proprement dite de l’Accord-cadre est intervenue au milieu des crépitements des caméras de journalistes à la recherche des images les plus significatives pour immortaliser la cérémonie. On pouvait noter du côté du MINPROFF comme de celui de la Plate-forme ALDEPA-CIPCRE, la satisfaction du travail accompli et bien accompli.

 

 

 

 

Cocktail

 Il est 11 h 05 quand le Protocole, après la signature et l’échange des parapheurs entre Mme le MINPROFF et le Représentant de la Plateforme invite, par des gestuels presque automatiques, la table d’honneur et la salle à se diriger vers les deux buffets de cocktail prévus pour faire joindre l’agréable à l’utile. Mais avant le cocktail, la vingtaine d’organes de presse, TV, radios et presse écrite, n’auront pas raté l’occasion d’arracher des interviewes en français et en anglais à Mme le MINPROFF et aux organisateurs. Ces interviewes ont permis, dans les journées de mardi et de mercredi 17 et 18 juillet, de relayer l’évènement auprès des dizaines de milliers des camerounais(e)s de l’intérieur et de la diaspora à travers le CRTV et Canal 2 International.

 

 

 

 En 65 mn, le trio CIPCRE-ALDEPA-KiRA a suscité un énorme espoir en matière de la création d’un environnement protecteur des enfants, en synergie avec le gouvernement camerounais en général et le MINPROFF en particulier. La dynamique mérite d’être traduite dans les actes sur le terrain, à l’effet de produire un impact durable dans notre pays.

 

 

 

 


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