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Mot de bienvenue du Directeur National du CIPCRE-Cameroun

à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Paix

le 21 septembre 2013

- Autorités religieuses et traditionnelles ;

- Honorables invités ;

- Chers partenaires ;

- Mesdames et Messieurs ;

C’est avec un grand plaisir que je prends la parole devant vous ce matin pour vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour dans cette magnifique salle de la paroisse sacré- cœur à l’occasion des activités marquant la célébration de la Journée Internationale de la Paix 2013. Malgré vos multiples occupations, malgré la campagne électorale  en vue des élections couplées du 30 septembre prochain, vous avez répondu massivement présent à notre invitation. Merci pour l’honneur que vous nous faites et que Dieu vous bénisse.

Avant toute chose, permettez-moi de rappeler que la Journée Internationale de la Paix a été instituée en 1981 par les Nations Unies, en réponse aux multiples foyers de conflits qui ne cessaient de se développer à travers le monde.

32 ans après, cette journée, plus que jamais, reste hautement importante. En effet, en Afrique comme dans le reste du monde, les foyers de conflits armés ne cessent de naître. Plus proche de nous, nous avons des pays qui sont en permanence en guerre comme le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Mali, pour ne citer que ceux-ci. L’intégrisme religieux qui, jusqu’à il y a quelques années, était encore un phénomène lointain pour les camerounais, se trouve aujourd’hui aux portes de notre pays. Le cas de Boko Haram au Nigéria et la prolifération des sectes chrétiennes qui sèment la désolation au sein des populations et des familles le démontrent à suffisance.

Je viens de faire allusion aux pays qui, autour de nous, sont en permanence en guerre. Mais en fait, pourquoi aller si loin voir des situations que nous vivons au quotidien ? Combien de conflits naissent tous les jours et causent des dégâts en termes de santé humaine et parfois en termes de pertes en vies humaines dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos villages, dans nos mosquées et paroisses et dans nos lieux de travail ? Or, Dieu seul sait, que parfois, il nous suffit seulement de quelques minutes pour régler ces conflits et limiter leurs dégâts sur la créature de Dieu.

Par la grâce de Dieu, dans notre pays et peut-être dans nos familles, nos lieux de travail et nos différents lieux de vie, nous nous réjouissons de vivre en paix. Mais, parce que les facteurs susceptibles de mettre en péril ce contexte de paix dans lequel nous vivons aujourd’hui sont nombreux, nous devons rester vigilants et travailler sans cesse  pour  la maintenir et l’améliorer. Ceci parce que, notre épanouissement, l’épanouissement de notre prochain et le développement de notre pays, passent par une paix absolue, mais aussi et surtout, parce que nous avons le devoir divin de laisser aux générations futures un Cameroun prospère, exemple d’îlot de paix pour le reste du monde.

Pour y parvenir, nous devons chacun, quels que soit sa position sociale, son sexe, sa religion, son appartenance politique, sa tribu et que sais-je encore, promouvoir autour de nous, un savoir vivre-ensemble pour un bonheur partagé. Vivre ensemble c’est reconnaître et accepter que l’autre pense autrement que moi, que l’autre soit d’un autre village, d’une autre tribu, d’une autre religion et d’un autre parti politique que moi. Vivre ensemble c’est aussi nous mettre ensemble, indépendamment de notre étiquette politique, religieuse et tribale, pour réfléchir et trouver des solutions aux problèmes de société qui entravent le développement de notre ville, de notre village et de notre pays et qui nuisent à l’épanouissement de l’être humain.

C’est pour contribuer à la promotion de ce vivre-ensemble, d’un bonheur partagé et donc à la paix dans notre pays, que le CIPCRE a entrepris, en partenariat avec des leaders religieux, de mobiliser les croyants de toutes les communautés de foi, ainsi que les autres acteurs de la société civile autour des fléaux qui minent notre société. Comme le savent sans doute beaucoup d’entre vous, cette mobilisation s’est surtout faite à travers ce que nous avons appelé « Campagne Semaines Pascales ».

Mais parallèlement et toujours dans cette perspective de promouvoir la paix, des Commissions paroissiales et des Commissions de mosquée Justice, Paix et Sauvegarde de la Création ont été créées dans de nombreuses paroisses des Eglises protestantes et dans de nombreuses mosquées de la Région de l’Ouest, grâce aux appuis multiformes apportés par le CIPCRE et aussi grâce au dynamisme de quelques leaders religieux. Parmi ces leaders, vous me permettrez de citer Monsieur Djomo Célestin et le Révérend Imam Moussa.

Organisées depuis quelques temps en Dynamique Protestante et Dynamique Islamique Justice Paix et Sauvegarde de la Création au niveau des départements et de la région de l’Ouest, ces Commissions paroissiales et de mosquées sont aujourd’hui de véritables vecteurs de la paix dans nos paroisses, dans nos mosquées et dans notre société. Ceci n’aurait sans doute été possible sans l’accompagnement des différents responsables de la Commission Diocésaine Justice et Paix, qui n’ont jamais cessé de mettre leur riche expérience à la disposition de ces jeunes mouvements. Permettez-moi de profiter de cette tribune qui m’est offerte, pour leur dire, et particulièrement au Père Bernard Groux et au Père Jean-Claude Mbassi, toute la reconnaissance du CIPCRE.

Autorités religieuses et traditionnelles,

- Honorables invités,

- Chers partenaires,

- Mesdames et Messieurs,

Les activités marquant la célébration de la Journée Internationale de la Paix auxquelles nous allons participer aujourd’hui sont le résultat des efforts que les trois mouvements à savoir la Commission Diocésaine Justice et Paix, la Dynamique Islamique et la Dynamique Protestante Justice, Paix et Sauvegarde de la Création déploient dans leurs confessions religieuses respectives pour procéder au règlement  pacifique des conflits, assister humainement et juridiquement les opprimés et les faibles,  dénoncer de manière non-violente les injustices et les violations de la dignité de la personne humaine et pour mobiliser les communautés de foi pour la protection de l’environnement.

Ces efforts ont abouti, avec l’appui du CIPCRE, à la création d’un Comité interreligieux, pionnier de la promotion et de l’animation de la coopération interreligieuse dans notre région. Ce comité se veut un instrument de solidarité entre les chrétiens, les musulmans et les adeptes de la religion traditionnelle, pour défendre des valeurs communes que sont entre autres : les droits de l’homme, la dignité humaine, la justice, la paix et le respect de la différence. Il est composé des membres des DIJPSC, DPJSC, de la Commission Diocésaine Justice et Paix et même des représentants de la religion traditionnelle.

Au vu de l’engagement de toutes les personnes qui composent ce comité que sont : prêtres, Imam, Pasteurs, représentants de la religion traditionnelle et croyants engagés, je voudrais, au nom du Directeur Général, de tout le personnel du CIPCRE et en mon nom personnel, leur assurer tout le soutien du CIPCRE pour toutes les initiatives qu’elles prendront en faveur de la promotion de la paix et de la dignité humaine dans notre région et pourquoi pas dans notre pays.

Mesdames, Messieurs,

Chères sœurs et frères,

Notre souhait au CIPCRE est qu’à l’issue des échanges que nous aurons à faire à l’occasion de ces activités marquant la célébration de la Journée Internationale de la Paix 2013 que nous offre le Comité Interreligieux, nous nous mettions davantage ensemble et que naissent de nouvelles réflexions et initiatives pour construire cette paix qui nous est si chère.

Afin que règne la Paix dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos mosquées, dans nos lieux de travail, dans notre région et dans notre pays !

Je vous remercie de votre aimable attention.

Samuel Soffo Todjo

Directeur National

CIPCRE-Cameroun

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