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Prévention des violences sur les enfants : Les personnes relais sensibilisées

Cinq sessions de formations ont été données aux partenaires du CIPCRE par le Programme Droits Humains et Démocratie (PDHD) sur « l’accompagnement des Personnes Relais pour la sensibilisation et le suivi/capitalisation des actions de prévention par les Points Focaux au profit des groupes de jeunes, de femmes et des hommes ». Ces formations étaient précédées de celles en techniques d’animation données par la CECCOM.

Les formations qui se sont déroulées dans les 5 villages pilotes du CIPCRE qui sont Baham, Bahouoc, Bahouan, Bapa et Bamendjo concernaient les personnes-relais et se sont déroulées les 15, 17, 21 et 28 juillet. Elles étaient articulées autour de trois parties :

  • Présentation du projet RECAPE (Renforcement du Cadre de Protection des Enfants) ;
  • Le rôle de la personne relais ;
  • Le plan d’action.

A l’issue de chaque formation, les PR ont pris connaissance du projet RECAPE qui a pour objectif de mener les actions de prévention contre les violences sexuelles et les discriminations sexistes à l’endroit des enfants et surtout des filles, de dénoncer les abuseurs, d’éviter les arrangements à l’amiable entre les abuseurs et les parents des victimes, de briser le tabou autour du sexe et enfin de faire le suivi psychosocial et judiciaires des victimes.

Pour ce qui concerne le rôle de la personne relais (PR), celle-ci est le démultiplicateur des actions de prévention et est chargée de pérenniser les activités du CIPCRE dans les villages pilotes.

Concernant le plan d’action, il sera fait lorsque les PR auront suivi la formation sur les standards de base en matière d'accompagnement psychosocial et auront reçu le livret de formation et les fiches de suivi et capitalisation des activités. Mais d’ores et déjà, chaque PR peut commencer à identifier les victimes de violences sexuelles et les signaler au CIPCRE. La formation en techniques d’animation reçue par les PR sera un outil important pour mener à bien le travail qui les attend auprès des populations.

Commentaires  

 
0 #1 alex Nomeny 26-11-2015 12:05
Bonjour
je tiens à remercier le CIPCRE pour toutes ces actions en vu de mettre un accent prioritaire sur la protection des enfants.
Car ceux-ci méritent une attention particulière du fait de leur vulnérabilité. Il est donc absurde qu'ils subissent une quelconque violence, vu que nous avons tous été enfants et qu'ils deviendront aussi comme nous.
pourquoi ne pas étendre ces actions de prévention dans d'autres villages et sur tout le plan national?
je me pose également une question: Comment faire pour pousser de nombreux enfants victimes de ces violences à dénoncer ces abuseurs? Puisqu'on sait qu'il y en a énormément de victimes mais qui sont absorbées par la honte et par la peur. quelles stratégies doivent être misent en place pour que ces victimes prennent leur courage pour ainsi dénoncer ces abuseurs
 
 
0 #2 mathieu FOKA 27-11-2015 11:29
Merci Alex pour le commentaire. en fait le projet de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants est mis en œuvre également dans dix arrondissement de 3 régions du Cameroun (Bafoussam 1 2 et 3, Foumbot, Foumban, Yaoundé 2, 5 et 6, Bamenda 2 et Fundong). le triangle national étant assez vaste, d'autres partenaires fond sans doute le combat dans les autres zones.
pour ce qui est du tabou et de la honte qui empêchent les dénonciations, le premier travail à faire c'est la sensibilisation de proximité par des personnes engagées et acquises à la cause comme vous. il faut également interpeller les parents à instaurer le dialogue en famille notamment avec les enfants pour les permettre de dénoncer facilement.
 
 
0 #3 DJOUWOU TCHINDA 26-03-2016 14:31
En visitant votre site, je constate et apprécie énormément le fait qu'il y'ait des promotteurs des droits des enfants contre les violences, domaine que j'affectionne et ait fait tout un mémoire dessus.
Alex NOMENY, j'aimerai rajouter a ce qu'a dit M. Alain FOKA qu'il est opportun de toucher les victimes elles sur l'existence de leurs droits, de les rassurer de l'effectivité d'institutions les protégeant.
Un enfant cnvaincus d'etre protegé fait face au silence n cas de violences. Je l'ai expérimentée. Sans savoir comment, j'ai rencontré des enfants, lors de mes prospections sur le terrain sur les maltraitances domestiques, qui se sont confiés a moi en sollicitant une aide.
Bref, je ne peux qu'encourager le CIPCRE qui m'interesse du coup. J'espere qu'on y admet des stagiaires.
 

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