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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX

 

Le CIPCRE et le Comité Interreligieux pour la Paix

 et le Service Civil pour la Paix célèbrent la 31ème édition

 Dans un contexte sociopolitique marqué par des campagnes en vue des élections couplées des législatives et municipales du 30 septembre 2013, où les risques d’explosion sociale sont élevés, le Cercle International Pour la Promotion de la Création (CIPCRE) et le Comité pour la Coopération Interreligieuse et le Service Civil pour la Paix ont uni leurs efforts pour célébrer la journée internationale de la paix, le samedi 21 septembre 2013, à la paroisse Sacré- Cœur de Ndiandam au mont Saint Jean à Bafoussam. Au menu des travaux, une prière d’ouverture, un mot de bienvenue, une table-ronde ponctuée par des saynètes, intermèdes, prières interreligieuses pour la paix, bref, un podium qui a donné l’occasion aux représentants des différentes communautés religieuses du pays de s’exprimer et surtout de sensibiliser tous les invités présents sur la notion de la paix. Retour sur l’événement.

 Le thème de l’édition 2013 était « l’Education pour la Paix » et le sous-thème retenu par les organisateurs des activités marquant la célébration de la journée à Bafoussam, « la paix comme facteur de  développement ». Les principaux messages ont tourné autour de la signification de la notion paix, et plus généralement l’engagement au sein et entre les différentes confessions religieuses dans le combat pour la paix, condition sine qua non pour  un développement juste et durable.

 Pour la circonstance, environ 130 personnes dont 60 femmes constituées des membres des Dynamiques Protestantes et Islamiques Justice, Paix et Sauvegarde de la Création(DJPSC), des membres des Comités Justice et Paix Catholiques, des Prêtres, des Pasteurs,  des notables, des Curieux et des jeunes venus d’horizons divers avaient fait le plein de la Salle du Mont Saint Jean. C’est devant tous ces participants que le Directeur National du CIPCRE CAMEROUN après la prière d’ouverture faite par Maître Mawambe Carline de la Commission Diocésaine Justice et Paix de Bafoussam, a prononcé le mot de bienvenue en rappelant tout d’abord l’historique de cette journée, la contribution du CIPCRE à la culture de la promotion et de la préservation de la paix au sein des communautés de foi et entre elles et en souhaitant qu’au sortir de cette cérémonie, les différentes communautés religieuses et participants se mettent davantage ensemble et que naissent de nouvelles réflexions et initiatives pour construire cette paix qui est si chère à tout être humain. (Lire l’allocution de bienvenue du DN)

 Prenant la parole par la suite, la modératrice Nadège Cheguem, Journaliste à la CRTV Ouest, a introduit la première série d’intermèdes composée de saynètes sur la paix et les conflits présentée par les membres des DJPSC Protestantes et Islamiques, et  des comités Justice et Paix catholiques et  d’une composition personnelle de M Jacob Djouontu sur la paix.

Après cette série d’animations qui a clôturé cette première phase, la place a été laissée aux différents panélistes pour la seconde phase. Elle a quant à elle consisté en une table ronde qu’entre autres le Père Jean Claude Mbassi représentant de la religion Catholique, le Révérend Imam Moussa de la religion Musulmane, M Djomou Célestin de la religion Protestante et M Jean Kouam MekamTabiegaing 6 de la religion Traditionnelle ont tour à tour animée pour le compte du Comité pour la Coopération Interreligieuse de Bafoussam.

 Interventions

 Le Père Jean Claude Mbassi lors de son intervention
Le premier intervenant a mis l’accent sur les éléments et préalables sans lesquels il est difficile de parler de paix. Pour lui: «la paix est une construction qui intègre plusieurs paramètres dont le respect des droits humains, de l’intégrité corporelle, de la protection sociale. Et cette paix ne peut être possible que si chacun de nous la construit d’abord dans son propre cœur[…] La paix devient alors non pas seulement l’absence de conflits ou ce court intervalle qui sépare deux guerres comme l’ont pensé certains, mais ces capacités qu’ont les individus à développer le sens des valeurs universelles et les types de comportements qui inspirent et fondent cette paix. Il s’agit tout simplement d’œuvrer pour un monde plus humain, plus solidaire. Et chacun de nous doit jouer sa partition en étant au service de l’humanité, en apprenant le respect de la vie et des êtres humains, en enseignant la tolérance et en développant le sens de la responsabilité[…] Ce n’est donc qu’à ce titre que la paix peut être au service du développement. »

 

De son côté, le révérend IMAM MOUSSA par ailleurs Coordonnateur régional de la DIJPSC s’est essentiellement focalisé sur la place occupée par la paix selon l’islam.

 

Selon lui en effet, « La paix est la nature, l’emblème, l’objectif et la signification de l’islam. L’islam est essentiellement ancrée, assise, enracinée sur la notion du bonheur partagé. Dans ses racines, dans ses fondements, cette religion prône la fraternité, la tolérance et la patience... La paix est un capital précieux, inestimable, incommensurable; elle est le préalable à tout processus du développement. La paix et le développement s’embrassent [...] »

 
M DJOMOU CELESTIN
Coordonnateur régional de la DPJPSC s’est appuyé sur la Bible qui donne une signification bien claire du mot paix « Le mot paix est tout d’abord un vœu, un souhait de toutes les satisfactions imaginables, tous les bonheurs qu’il est possible de souhaiter pour quelqu’un… Aussi, Dieu seul est en mesure de donner la paix véritable, totale. La paix du chrétien n’est pas seulement la paix à laquelle notre monde fait allusion, elle dépasse le silence imposé des armes.[...] La paix n’est pas l’absence de soucis, de luttes, car de par la volonté de DIEU, la vie est travail et combat[…] la paix comme le développement durable, n’est pas un état comme la santé, encore moins un phénomène naturel, c’est un processus, un construit social.[...]. Pas de développement, pas de paix [...] Pour les chrétiens, c’est la prise de conscience par tout un chacun qu’il doit s’engager résolument dans le combat de la paix pour un développement juste et durable»

 Enfin, M Jean KOUAM Mekam Tabiegaingde la religion traditionnelle a tout comme les autres participantsinsisté sur la notion de paix en deux volets à savoir la définition de la paix comme « un  état de paix ou vivre en paix et d’autre part la paix comme l’action pour la paix en d’autres termes, travailler pour la paix, œuvrer pour la paix, agir pour la paix, faire la paix, construire la paix ».

 Après cette série d’exposés, on a assisté à la phase des questions réponses  pour de plus amples éclaircissements puis à la deuxième phase d’animations composée d’une prestation de la chorale protestante, d’une autre saynète sur le conflit, puis à la présentation d’un extrait du texte du socio anthropologue béninois de Marino de Souza partagé par la modératrice Nadège Cheguem qui pense que « Si l’élévation des défenses de la paix s’orientait d’abord et avec méthode vers les esprits « purs » à savoir les enfants, et ceci par le biais de l’école et de la famille, on ferait une véritable promotion d’une culture de paix. Selon lui, le milieu familial confère à l’enfant les premiers apprentissages de la vie sociale, des valeurs culturelles que sont le respect d’autrui, l’acceptation de l’autre, la tolérance, l’équité, la justice, la sociabilité, la religion,  la convivialité en somme pour lui permettre d’apprendre les bonnes manières de vivre harmonieusement avec les autres. D’où le rôle important des parents à jouer pour l’édification d’un monde de paix par une affirmation de l’éducation. Aussi, l’école est-elle un grand foyer d’éducation à la paix car elle enseigne à l’enfant diverses valeurs universelles dont celles de la liberté  du don de soi, de l’altruisme, de l’égalité, de la fraternité, de l’honnêteté et de la solidarité pour ne citer que celles là[...] En habituant les enfants à ces diverses notions, on pourra faire d’eux plus tard, des hommes épris de paix, capables de contribuer positivement à la promotion de la culture de la paix dans leur milieu de vie. »

 
Cette deuxième phase sera clôturée par des prières interreligieuses pour la paix au Cameroun faites respectivement par le père Jean Claude Mbassi de la communauté catholique, le pasteur Ngantchang Laurand de la paroisse de l’EEC de Ndiandam pour la communauté protestante, puis par l’imam Ahmed Mbouombouo de la mosquée centrale de Koundounbain de Foumbot pour la communauté musulmane. Il s’agissait en effet pour chaque représentant des religions citées ci-dessus de faire une prière d’intercession pour la paix en lien avec la coopération interreligieusecomme un moyen de paix. A tour de rôle, ces leaders religieux ont d’abord remercié le seigneur qui a permis l’organisation de cette activité, rappelé la place prépondérante de la paix comme élément fondamental de la vie, socle de la création selon les Saintes Ecritures (Bible et Coran) et fait des prières de supplication à DIEU afin qu’il apporte la paix où elle n’existe pas, qu’il consolide la paix où elle est fragile, préserve la paix où elle existe véritablement.

Stratégies de préservation et de sauvegarde de la paix

A la fin des exhortations, quelques stratégies de préservation et de sauvegarde de cette paix ont été une fois de plus proposées à savoir la réconciliation entre l’âme et le corps à travers l’adoration de Dieu, la réconciliation entre l’homme et son prochain à travers le respect des droits inaliénables de l’autre, l’acceptation des différences de l’autre, comme une richesse bénéfique, l’œuvre pour la sauvegarde de la vie humaine, la prière permanente pour les pays environnants qui sont sous les armes, pour toutes les communautés religieuses, catholiques, protestantes, musulmanes, les sociétés à chefferies centralisées et les sociétés acéphales ou à chefferie anarcho-démocratiques, pour toutes les structures et communautés qui œuvrent pour la paix dans notre pays. Un accent particulier a été mis sur la nécessité de promouvoir l’éducation interreligieuse à travers le dialogue, l’entente et la coopération interreligieux essentiels à la paix. En somme, le souhait a été émis pour que DIEU inculque en chacune et en chacun la culture de la paix et non la culture de la violence et donne à son peuple de

devenir des artisans de la paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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